Design québécois & ouvertures sur le monde

Y a-t-il une identité du design au Québec ?

La question identitaire est presque aussi délicate en design qu’en politique québécoise ! Certains sont radicalement convaincus d’une identité propre au design d’ici, alors que d’autres s’y interposent.

M. Albert Leclerc, ex-directeur de l’ÉDIN, évoque l’idée d’une culture québécoise du design. Culture en construction qui manque peut-être de maturité vis-à-vis l’Europe (ou plus spécifiquement l’Italie), qui cultive les disciplines du design depuis plusieurs siècles.

Albert Leclerc, professeur honoraire, ÉDIN

Le design québécois est-il ouvert aux autres cultures du design (italien, français, suédois, …) ?

Je pense  qu’au départ il y a certainement des liens parce que l’Italie et l’Europe sont teintées par la culture latine, dans le grand sens du mot. Le Québec incarne cette culture latine et européenne en Amérique du nord. Alors, si on examine bien les projets ou l’attitude des gens, des étudiants ou des professionnels, je crois qu’il y a des affinités. Lesquelles ? Cela dépend de plusieurs facteurs, mais on sait quand même qu’il y a une grande sensibilité et un énorme potentiel créatif au Québec et c’est certainement un des caractères distinctifs d’un pays comme l’Italie.

Peut-on dire qu’il y a la même sensibilité en design québécois, qu’en design italien ?

Et bien je dirais quand même, pour connaître assez bien le design italien, que le design italien est une culture qui est plus ressentie, c’est une culture millénaire. Les italiens ont toujours fait du design à travers les siècles. Ce n’est pas du jours au lendemain, ce n’est pas en 40 ans, que l’on peut bâtir cette culture. Après tout, on ne parle que de 40 ans, alors qu’en Italie il s’agit de plusieurs siècles. Alors, que ce soit en architecture, que ce soit en paysage, en produit, en artisanat, c’est un héritage que l’on n’a pas au Québec, c’est évident !

Certains demeurent sceptiques quant au potentiel du savoir faire artisanal du Québec. On retrouve pourtant de nombreuses initiatives de ce côté : le salon des métiers d’arts du Québec, le Souk@sat, etc. On compte également de nombreux designers industriels dans ce secteur tels que Koen DeWinter, le grand chouchou de POIESIS.

Itaï Azerad, designer, Itaï Azerad design studio

L’approche européenne du design, souvent moins corporative & plus artisanale, peut-elle convenir à l’industrie Québécoise?

Le coté artisanal ce n’est pas gagné ici. Avoir des artisans qui sont capables de produire un travail de qualité, c’est un investissement à long terme, que l’on n’a pas fait ici. Qu’on avait déjà, mais qu’on a perdu et qu’il faudrait refaire.

Existe-t-il une marque identitaire (formelle, fonctionnelle, expérientielle) au design québécois ? Mme Ginette Gadoury, directrice du SIDIM, fait valoir quelques possibilités, sans pour autant croire à la présence d’une identité.

Ginette Gadoury, présidente, Interface

Peut-on considérer qu’il existe une marque identitaire pour le design québécois ?

Maintenant avec la fusion de toutes les informations qui viennent de partout à travers le monde,  à moins de créer une image avec un type de produit ou de matériaux, par exemple, ou avec une approche très particulière et orientée qui n’existe pas encore, c’est difficile de parler vraiment d’une marque québécoise.

Mon expérience de par le monde, c’est que dès qu’un créateur s’exprime, cela exprime également  la marque du territoire d’où il vient.  Alors oui à ce moment là, il existe une certaine marque québécoise, mais elle n’a pas une identité comme tel. Il pourrait y avoir un designer ou un groupe de designers qui dirigent une sorte d’orientation, qui crée leur marque.  Cela n’existe pas encore ici, cela pourrait exister, mais ce n’est pas obligatoire.

D’autres, comme M. Alain Massicotte, considère que le caractère identitaire du Québec ne peut faire autrement que de teinter l’image des produits nationaux.

Alain Massicotte, designer, BRP

Le design peut-il réellement être considéré comme un levier pour l’économie du Québec ?

Je pense qu’au Québec, ce que l’on essaie de faire, c’est d’être en compétition sur le plan international.  Le design québécois est de niveau mondial, puisqu’il a une créativité qui lui est propre. Un peu à l’image du design scandinave, le Québec a une signature.

Cette signature  peut nous permettre de nous accomplir et d’arriver  à une réalisation commerciale d’envergure.

Advertisements

4 réponses à “Design québécois & ouvertures sur le monde

  1. Se prononcer sur cette question me semble toujours un peu délicat. Personnellement, j’estime qu’il y a bel & bien une identité du design québécois ou plutôt des identités du design québécois. Celles-ci m’apparaissent se manifester au sein de quelques groupuscules qui mettent en valeur différentes visions de la pratique.

    Parmi ses visions, je me permets de regrouper certains des plus importants acteurs du design industriel d’ici. Ces derniers – ex : Michel Dallaire, Mario Gagnon, Jean Labbé, Michel Morelli, Michael Santella & Michel Swift – presque tous issus de l’ÉDIN, ont eu l’occasion de se côtoyer dans quelques uns des plus gros bureaux d’études montréalais tels que GSM. Ils s’imposent aujourd’hui dans le paysage du design québécois avec une approche que je qualifierais de rationaliste, car elle fait preuve de beaucoup d’ingéniosité dans la conception de produits qui répondent aux contraintes d’une industrie aux moyens souvent réduits. Il s’agit donc d’une vision qui s’attarde énormément à la réflexion sur l’économie de moyens : faire beaucoup avec peu !

    Je soulignerais également l’importance de trois des plus importantes entreprises manufacturières du Québec, Bombardier produit récréatif, Ubisoft & Louis Garneau Sport. Trois entreprises au rayonnement international qui projettent une image dynamique du design d’ici. Le designer Koen de Winter va même jusqu’à proposer, lors d’une entrevue avec POIESIS, que la promotion du concept de « design de loisir » permettrait de mettre de l’avant un caractère distinctif du design québécois.

    J’identifie également un dernier groupe d’importance qui s’inscrit quelque peu en marge des deux précédents. Il s’agit probablement de la faction la plus intellectuelle des trois, principalement constituée par la communauté québécoise de la recherche en design. Ces derniers, qui préfèrent trop souvent s’offrir le luxe d’adopter la posture d’observateurs, jouent un rôle majeur dans l’évolution des perceptions du design. Rôle qui, comme l’indique M. André Desrosiers dans le rapport Les designer producteurs au Québec, « marque profondément l’identité professionnelle des designers d’ici ».

    Enfin, je ne crois pas que le Québec soit si différent de tout autre pays cultivant le design. Il semble néanmoins que jusqu’à maintenant aucune vision dominante n’a su s’imposer vis-à-vis l’international, à l’image de ce qu’a pu créer Starck, en France, ou Sottsass, en Italie.

  2. Je crois que l’avenir du design industriel au Québec est rempli d’espoir. Il y a tellement de possibilité! Je suis persuadé que la vision du projet de design, son ouverture, sa globalité et son impact direct peuvent être bénéfique pour plusieurs communautés d’intérêt. Les besoins d’individu dans une société se ressemblent, mais ces individus eux se différencient par leurs intérêts et leurs passions.
    Ne dite pas à un snowboarder que c’est un skieur et vis-versa, ils ne le prendront pas. Il utilise le même terrain, les mêmes performances et les mêmes techniques, mais ne se considèrent pas dans la même gang. Deux identités qui se côtoient, se tolèrent et partagent des modes de vie, des acteurs, des intervenants, des symboles et des styles.
    Tout ça pour dire que l’identité d’un design est teintée par le marché auquel il s’adresse. Nos politiques disent que le Québec est francophone, laïque, pluri-culturel et où les hommes et les femmes sont égaux en droit.
    Ça c’est notre identité! Maintenant, comment nos designs le représenteront-ils, ici et ailleurs… au près de qui… maintenant ou dans 10 ans… avec ou sans poutine.

  3. C’est avec une certaine hésitation que je m’introduis dans cette discussion, puisque je n’y ai pas participé dés le début. Mais comme Louis Drouin cite mon nom, je me sens interpellé. Ce qui me donne une certaine responsabilité.
    En ce qui concerne la place et le rayonnement dans le monde du design Québécois. Il est vrai qu’il y a une certaine distance entre le reconnaissance dont jouissent les designers Québécois comparé avec d’autres pays de la même grandeur démographique (le Danemark par exemple) Dans la collection permanente du MoMA à New York il y a une douzaine de designers Danois juste sous la lettre A, alors qu’on est très peu nombreux à représenter le Québec. J’admets volontiers que la collection permanente du MoMA n’est pas le seul critère, mais ceci n’est qu’à titre indicatif. Je crois qu’en partie il faut chercher les causes extérieures à la qualité du design produit au Québec. D’abord il y a, pour les raisons que l’on connaît, des différences d’appréciation lié au domaine dans lequel le design est appliqué. Des objets domestiques comme le mobilier, les lampes, le service de table, dans une moindre mesure la coutellerie, sont des objets considéré plus « design » qu’un abris bus, des lampadaires de rue, des jouets ou même de l’équipement médicale. Sans aucune considération esthétique, fonctionnelle ou d’efficacité de fabrication, une chaise est tout simplement considérée plus significatif dans la perception publique qu’une pelle à neige, et il est vrai qu’on fait plus de pelles à neige que de luminaires, plus de luminaires extérieurs que des services de table. En d’autres mots on est généralement parlant dans des domaines qui ne reçoivent pas la même attention. D’ailleurs dans la même comparaison avec le Danemark, je ne crois pas que beaucoup d’entre nous pourraient nommer la marque danoise de pompes submersibles qui reçoit régulièrement des prix de design…au Danemark.
    Un deuxième facteur qui me semble important et qui renvoi un peu à l’argumentation d’Albert Leclerc. Nous avons au Québec et en Amérique du nord en général une notion différente de ce qui est significatif en design. Lentement mais sûrement les choses changent, mais, un objet qui n’existe que sous forme de prototype ou qui est fait en très petite série, attire en Europe mais plus spécifiquement en Italie autant d’attention qu’un produit de grande série. Ce qui n’a pas toujours été le cas ici. À ce sujet je me rappelle qu’on était inondé de coups de téléphone quand le produit d’un de mes collaborateurs chez Rosti AS avait été sélectionné pour la couverture de « Scandinavian design » un survol annuel publié au Danemark. Presque tous les demandes venaient de l’Amérique du Nord et la plupart des interlocuteurs étaient choqué d’apprendre que c’était un produit inexistant et que la photo était celle d’un prototype fraîchement peint. Pour les la plupart des lecteurs Européens c’était clair qu’il s’agissait d’un prototype. J’entends souvent cet argument que les fabricants Européens prennent plus facilement des risques, alors qu’ici le fabricant et son équipe de vente prennent des décisions plus proches du marché. Je ne crois pas que c’est entièrement vrai. Je crois au contraire en Europe on donne plus d’attention à des produits qui sont encore des prototypes ou à peine sur le marché, mais on les présente comme si ils étaient effectivement en production. Je suis sûre qu’un ancien étudiant de l’École de Design Benoît Steenackers, qui à travailler pendant des années chez Magis en Italie puis avec Konstantin Grcic à Munich pourrait nous entretenir longuement sur le phénomène.
    Je voudrais finir (provisoirement) en exprimant des doutes sur cet argument de culture de design de plusieurs siècles des Italiens, qu’Albert Leclerc invoque. Je ne doute pas de l’histoire riche et bien documentée des différentes villes Italiennes et finalement de l’Italie unifié après Garibaldi, mais je crois qu’il faut garder le tout quand même dans une perspective industrielle et la révolution industrielle, qui n’a certainement pas commencé en Italie n’a que deux cents ans…et quelques poussières. Je crois que le cas de l’Italie et d’ailleurs la France aussi, se projette difficilement sur le Québec. Ces deux pays Européens ont gardé une structure de classe sociale bien plus prononcée que le Québec et l’Amérique en général. Il me semble clair que le design dans ces deux pays reflète ce caractère et il est plus facile de soutenir une production d’élite dans un pays ou il y a encore une élite qui n’est pas seulement une élite économique comme la nôtre mais aussi une élite culturelle…alors qu’au Québec, dans la mesure ou elles existent, elle sont deux groupes différents.
    J’écris tout ceci ne sachant même pas si je peux participer à la discussion, donc je vais m’arrêter sur ces points et attendre si cette modeste contribution est bienvenue.

  4. Suite…

    La vraie culture de design en Italie est pour commencer une culture du nord de l’Italie et comme le décalage culturelle de la communauté Italienne de Montréal le confirme, la culture de design que nous identifions comme Italienne est d’abord une culture d’élite. Mais je ne veux pas m’attarder trop sur ces différences parmi lesquelles il faudrait aussi compter le plus haut niveau d’urbanisation du Québec etc.
    Un des facteurs importants dans toute comparaison est qu’au Québec l’industrie manufacturière n’a pas la même importance économique que dans les pays avec lesquels on se compare habituellement. L’économie du Québec est largement basée sur l’exploitation de matières premières et malgré l’insistance de politiciens comme Pauline Marois sur la deuxième et troisième transformation, la réalité est que notre société ne dédie pas autant de savoir, de talent, ni autant de moyens financiers et d’attention au secteur manufacturier. Ceci se reflète dans la capacité de jugement des banques face à des initiatives de produits manufacturiers, ça se reflète aussi dans le choix des investisseurs et ça se reflète aussi dans la volonté de capitalisation des entreprises. Comme on sait la capitalisation c.a.d. les acquis de la compagnie sont un facteur important dans son habilité deprendre des risques. De plus le reflex naturel de l’industrie manufacturière a souvent été de mesurer sa productivité au taux d’échange avec les E.U. D’ailleurs chaque fois que le dollar Canadien monte l’industrie manufacturière et exportatrice en souffre. Dans un pays comme l’Allemagne ou l’industrie manufacturière est importante, la productivité est poussée par son propre dynamisme. En d’autres mots les investissements ne sont pas faites en fonction de la relation du l’Euro avec le dollar américain, mais en fonction de l’application de toute innovation qui puisse améliorer la productivité. Le résultat est que l’industrie Allemande est en fait en avance sur une productivité qui ne serait motivé que par le taux d’échange, et maintiens avec succès une industrie traditionnelle qui dans beaucoup d’autres pays a quitté en faveur d’endroits ou la main d’œuvre est disponible à des prix dérisoires.
    Au niveau culturel je crois qu’il est important de reconnaître qu’il y a pas de pays qui exporte avec succès une culture de design sur un spectre très large. En d’autres mots, chaque culture semble se distinguer dans un ou quelques domaines particuliers. L’Italie n’est pas un grand exportateur de cameras et même leur figure de proue en électronique et design : Olivetti était un désastre de gestion et n’a pas survécu comme compagnie Italienne. Philippe Starck a beau dessiner un kayak, c’est quand même une compagnie de Laval, Québec (Pélican International) qui est le plus grand producteur au monde d’embarcations de plaisance, et le produit de Starck est passé aux oubliettes… Les E.U. exportent énormément et Mc Donalds et Coca-Cola sont des marques reconnues à travers le monde, mais nous ne nous meublons pas avec du design américain. Malgré leur avance sur le marché de l’électronique et la dominance initiale de IBM avec un talent aussi convainquant comme Elliot Noyes à la barre du design, c’est le design Allemand, qui à travers Apple et Frogdesign ont donné le ton au design électronique que nous connaissons maintenant. Je crois que je pourrais continuer ces exemples jusqu’à ce que tous le monde dors derrière son écran, mais la conclusion que je propose est que chaque culture échange avec d’autres cultures avec ce qu’elle a de meilleur et de plus typique. La culture « mondialisée » n’est pas le mélange d’une pizza avec des suchi remplaçant les pepperonis et arrosé de Coke dans un verre de vin, mais la juxtaposition dans laquelle chaque expression de culture garde le meilleur de soi-même.
    Enfin j’arrive à la raison pour laquelle Louis me site : Oui c’est vrai que je crois que le design de loisirs est un domaine dans lequel le Québec fait et pourrait faire sa marque sur un niveau international. Je précise tout de suite que cela n’exclu aucun autre domaine, tout comme les Danois peuvent être très bon en éoliennes ou en pompes submersibles, quand ils font leur promotion ils se basent largement sur leur réputation dans le mobilier et les accessoires domestiques. De la même façon je crois que le design au Québec devrait se profiler comme les spécialistes du loisir dans le sens le plus large du terme. Ce qui fait la particularité, une particularité à laquelle d’ailleurs le Québec entier s’identifie, du cirque du soleil, ce n’est pas les habilités des artistes en soi, mais la façon dont le design de l’ensemble est fait. Ce qui rends les contorsionnistes (un art surtout dans la tradition Chinoise) Québecoises est la mise en scène, la chorégraphie, les costumes et la façon dont le tout est intégré au spectacle. Je ne vois pas pourquoi dans la promotion du design ce moteur culturel ne peut pas être combiné avec d’autres produits. Montréal est sans aucun doute la capitale mondiale des festivals, autour de ces activités il y a un grand nombre d’expertises qui se sont développés. Ce n’est pas par simple hasard que GSM a conçu l’étage supérieur et son centre d’interprétation, de ce qui vient d’être inaugurée comme la tour la plus haute au monde. Je mentionnais déjà Pélican international, mais il y a une demi douzaine d’autres bons producteurs d’embarcations plus spécialisées, il y a BPR, Louis Garneau, Méga brand, enfin des dizaines de compagnies qui sont important dans « les loisirs ». De plus, dans un cercle plus large une bonne partie de l’industrie du transport s’adresse au tourisme. Le premier produit dessiné pas un Québecois dans la collection d’IKEA était d’ailleurs un jouet (une boule à éléments magnétiques). Les chaises que Michel Dallaire a dessinées pour le centre Bell ou celles que Michel Morelli a dessinées ont des liens avec les loisirs. Les chaussures Addidas des athlètes aux jeux olympiques de Londres, tout comme celles de Bejing sont développé par un Québecois. Bref, d’un point de vue de la promotion du design je crois que toute personne qualifiée dans les communications sait que l’image doit être simple et cohérent et un thème comme les loisirs a cette qualité là. À mon avis ceci implique deux choses, la première est que dans la promotion ce thème (ou tout autre qui aurait les mêmes qualités) devrait être utilisé dans toute promotion du design Québécois, mais plus important encore, en tant qu’institut d’éducation en design, les universités devraient assumé une certaine responsabilité dans le support de ses domaines. Je ne crois pas qu’il faut pousser cette responsabilité au point qu’il n’y avait pas moyen de finir ses études à Eindhoven (ville du siège social de Philips) sans faire un produit électroménager, ou à Copenhague sans faire une pièce de mobilier, mais une certaine préoccupation pour ces domaines devrait être démontrée à travers les autres objectifs académiques. Au niveau de l’image projeté par la communauté du design ce serait une bonne continuité entre des projet plus osés et critiques sortant des universités et la position plus proche du marché, exprimée par l’industrie et donc par les bureaux de design établis. Une fois de plus, cela ne veux d’aucune façon dire que les autres domaines sont moins importants, mais je crois qu’ils profiteraient d’un thème central autour duquel les produits peuvent graviter. Je fini sur un exemple simple. À côté d’un nombre de projets de Michel Dallaire, qui rentrent facilement dans la catégorie « Loisir » comme le Snowfox pour SLM, le service à fondue pour Trudeau, les ustensiles de barbecue, le Ski-doo pour Bombardier, et bien d’autres, le système Jardibac pour Plastique DCM, n’est peut être pas aussi évident, par contre vu dans la perspective d’une occupation de temps de loisir un projet comme celui là prends facilement sa place et tout en n’étant pas un produit identifié par le grand publique à la notion « design » il le deviens par ce lien
    …enfin, c’est juste une idée et les idées se partagent…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s