Mais où sont les designers en entreprise ?

« …, elle [La table ronde POIESIS] n’était malheureusement que peu représentative des designers industriels à Montréal. 

Il n’y avait que des consultants, ou à peu près (Véronique, Cédric, Mario, Michel, Tatjana) et des enseignants (Tatjana, Michel, Cédric). Où étaient ceux qui travaillent, à tous les jours, dans les entreprises et qui représentent la réelle diversité de la pratique et des domaines d’application du design? »

André Desrosiers,

au sujet de la table ronde POIESIS – Le design à Montréal

Par designer en entreprise, on entend tous designers œuvrant dans une industrie productrice de biens &/ou de services destinés à la consommation. Ces derniers représentent, selon le rapport Trépanier&Gosselin, plus de 50% des designers d’ici. Ils demeurent néanmoins méconnus, peu visibles sur la scène montréalaise du design.

Alors voilà, vous designers en entreprises : Pourquoi ne vous faites-vous pas entendre ? ; Êtes-vous intéressés par les réflexions disciplinaires ? ; Les actuels regroupements professionnels vous apparaissent-ils trop fermés ? ; Êtes-vous plus intéressés à contribuer à l’industrie, qu’à contribuer à la profession ? ; Comment définiriez-vous votre pratique, semble-t-elle en marge de celle des bureaux de consultants ? ; Par quels moyens est-il possible de stimuler votre intérêt envers les enjeux du design industriel à Montréal & plus largement au Québec ?

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11 réponses à “Mais où sont les designers en entreprise ?

  1. Je dirais qu’en tant que designer en entreprise, je promouvois le design industriel en contribuant au succès de mon entreprise et je m’investis pleinement au sein de celle-ci pour faire valoir ma profession.

  2. Ton point de vue semble intéressant Guillaume … pourrais-tu expliciter davantage ?

  3. Welcome to the corporate jungle,

    Je suis tombé par hasard sur cette chronique…

    ***

    Non.

    Je n’ai pas le temps de me questionner sur le sens de ma pratique professionnelle.

    Non.

    Je ne connais pas l’impact sémiologique de mes créations. J’ignore totalement l’apport culturel de mes interventions formelles.

    Non.

    Je n’ai pas non plus de temps pour faire mon auto-promotion. Je n’ai pas le budget non plus. Mon entreprise ne met pas nécessairement le visage de ses designers de l’avant…

    Je me rends compte que j’aimerais bien assister à ces discussions, mais je me rend compte aussi que j’ai encore raté un rendez-vous du design québecois.

    Encore une fois, je n’ai pas fait mon travail de veille sur le design, trop occupé que j’étais à me spécialiser dans le domaine d’activité de mon entreprise, pour pouvoir mieux concevoir et comprendre comment y générer de l’innovation…

    ***

    Voici le point central:

    Le designer en entreprise fait partie d’une organisation où son opinion professionnelle est considéré comme une voix parmi tant d’autres. Un expert parmi tant d’autres. Entre le chef de produit marketing et l’ingénieur. Entre le directeur des ventes et le contremaître de production. Bref, la « game » est plus complexe qu’il n’y parait…

    En tant que créateurs en entreprise, nous sommes coincés. Nous devons soutenir par notre créativité les autres département de notre entreprise, mais, en même temps, nous devons faire compétition aux autres unités de services dans l’entreprise pour survivre (ex: les départements des ventes, des achats et de la production).

    Je m’explique:

    Les vendeurs peuvent justifier leur présence en montrant les résultats de ventes. Les acheteurs peuvent justifier leur présence en négociant de meilleurs contrats et en réduisant les coûts associés à l’achat des matières et des services. La production peut optimiser ses processus pour réduire les coûts. Elle peut aussi rentabiliser sa présence en établissant des processus de contrôle de qualité (moins de scrappe = plus de $$$).

    Tout ceci est QUANTIFIABLE (on peut mettre un chiffre à côté du $) et ces chiffres sont demandés par tous ceux qui assurent la direction d’une entreprise.

    Or, notre travail est dans une zone grise… le designer, ça rapporte quoi? combien? combien de $$ vaut l’innovation? la valeur ajoutée.? Pour tout gestionnaire qui se respecte, ce flou est plus qu’embêtant et c’est là qu’on retrouve pourtant l’essentiel de notre apport à l’entreprise. Problème…

    Notez aussi que l’ingénieur occupe lui aussi la même case floue que le designer car son travail consiste aussi à innover et à créer, mais dans les méthodes de fabrication ou les processus…

    Donc, on a une double compétition.

    On se bat pour du cash avec tout le monde.

    On compétitionne pour le poste de « créatif » du bureau avec l’ingénieur.

    Inconvénient: l’ingénieur, appuyé par un ordre professionnel et l’histoire (l’ingénierie est reconnue depuis bien plus que 40 ans) est généralement mieux armé que nous pour justifier que son travail est rentable.

    Bref, la présence de designers en entreprise est un sujet éminement politique et il suffit parfois d’un changement à la direction pour faire disparaître les conditions gagnantes pour nous assurer de pouvoir continuer à faire l’exercice de notre profession en entreprise…

    Donc, trop occupé à survivre, peut-être?

  4. Monsieur Lacas,

    Votre commentaire est certainement apprécié ! Il s’agit d’un témoignage d’intérêt général qui fait état d’une problématique qui touche une majorité des acteurs de notre discipline au Québec … Il m’apparaît essentiel que nos leaders soient conscients de cette situation, afin que nos organisations (institutions, associations & autres) prennent positions.

    L!

  5. Cher Monsieur Lacas,
    un grand merci pour avoir pris le temps d’expliquer ce que vivent la majorité des designers industriels en entreprise. Je supporte votre commentaire à 100% car pour moi elle représente la réalité!

    Je suis passée de « l’autre côté » depuis quelques années car maintenant consultante, mais je me souviens que trop bien du contexte de travail dans lequel je baignais. D’ailleurs, à mon humble avis, il est impératif que les designers industriels comprennent le contexte de l’industrie manufacturière.

    Alors où sont les designers en entreprise? Ils sont bien là, mais occupés à tenter de faire ou de conserver une place à l’intérieur de la « corporate jungle » comme vous le dîtes si bien M. Lacas.
    Et souvent, le designer industriel se retrouve à faire toutes sortes de tâches bien en-dehors de son champ d’expertise afin de conserver son poste à temps plein.

    J’aime bien la référence à l’ordre des ingénieurs.
    Mon conjoint est ingénieur, son apport est effectivement relativement « prouvé » dans l’entreprise, sa profession a de l’histoire. Il est plus « écouté » que moi, designer industriel qui doit encore parfois expliquer ce qu’est ma profession et qui doit donc se faire missionnaire à ses heures.

    Afin de les soutenir, ces designers en entreprise, il serait intéressant de poursuivre la valorisation de la profession oui, mais de poursuivre des études statistiques largement diffusées et accessibles, prouvant que malgré le fait que notre apport est plus difficilement quantifiable, il y a tout de même certainement des chiffres que l’on peut apporter sur la table, nous aussi. Pour se tailler une place, il faut savoir jouer sur le terrain de l’autre et comprendre ses enjeux.

    Pour soutenir les designers en entreprise, ça veut aussi dire selon moi de poursuivre fortement la promotion de notre métier auprès des têtes dirigeantes/des décideurs en entreprise afin de leur faire réaliser précisément ce que nous pouvons apporter.

    Ensuite, c’est à nous de livrer la marchandise… !

    Il y a sûrement d’autres idées auxquelles on peut penser, mais voici ma réflexion du jour suite à la lecture de vos commentaires 🙂

  6. Koen De Winter

    Je crois que les conditions décrites par Marc-André et commentés par Mélanie sont réelles dans le sens que beaucoup de designers en entreprise les vivent de la même façon. J’ai travaillé 1 an chez Volvo, 8 ans chez Mepal/Rosti et 16 ans pour Danesco donc 25 ans en entreprise et pourtant je n’ai jamais eu ce même sentiment. Je me suis donc demandé en quoi les conditions étaient différentes. Des entrepreneurs plus éclairés? Des traditions de design mieux ancrées, Des attitudes différentes? En y réfléchissant j’ai commencé par exclure Volvo AB simplement parce que je n’y était que pour apprendre les rudimentaires de la vie corporative Suédoise, la langue Suédoise et le travail en grande équipe (je crois que la moyenne de 300 personnes sur le même produit est encore valable dans l’industrie automobile quarante ans plus tard).
    J’ignore si l’exercice est utile, parce que les conditions changent, mais je voudrais quand même partager cette expérience. Alors que les entreprises en question étaient bien structurées je n’ai jamais été tenté par les comparaisons que Marc-André et Mélanie suggèrent. En fait si le président d’une entreprise ferait le même décompte il se poserait exactement la même question : « Comment puis-je mesurer ma contribution » Elle ou lui n’augmente pas la productivité, ou les ventes. Probablement le président affecte la visibilité de son entreprise sur le marché, mais pas plus que le designer. En fait, je crois que notre position naturelle est beaucoup plus proche d’ « entreprendre » que des autres activités de l’entreprise et entreprendre n’est pas très mesurable. Je ne prétends pas que la question sur le revenu généré par le design ne m’a jamais été posée. Mais j’ai toujours eu la même réponse : le bénéfice annuel de la compagnie. Oui ça semble arrogent et pour éviter ce malheur j’explique : Une partie de l’activité de l’entreprise est basé sur des coûts qui peuvent facilement être documentés : Les coûts de matière premières, d’énergie, de main d’œuvre, des coûts de capital, de développement, d’entreposage, de vente et de mise en marché, pour en énumérer les plus importants. Mais sur le marché le produit a une autre valeur. On ne produit (normalement) que dans la mesure où la valeur d’échange (le prix) est plus basse que la valeur perçue (la valeur d’usage anticipé) et que la valeur d’échange est plus haute que les coûts énumérés plus haut. La majorité des employées, incluant le designer ont comme tâche de garder ces coûts le plus bas possible et donc d’acheter des matières premières et autres, de produire, d’entreposer, de vendre, de prêter de l’argent etc. au coût le plus bas. Mais dans ces efforts ils n’augmentent pas la valeur perçue. Le seul qui peut faire ça est le designer et dans la marge, l’agence de publicité. Donc c’est le design qui représente le bénéfice.
    Est –ce qu’on y réussi toujours?…non. Il est vrai qu’on se trompe, et on devrait arrêter dans la promotion du design de prétendre que c’est une formule magique. Est-ce que chaque produit a le même potentiel de générer sous les mains d’un designer cette valeur ajoutée, non, plus un produit s’approche du statut de générique plus il est difficile d’y ajouter une valeur. Les vis et les clous se vendent effectivement à des prix dérisoires de coûts de production plus… Il est donc important de mettre ses efforts dans un domaine ou l’effort est apprécié par l’utilisateur et….avouons le, il manque beaucoup de produits à l’appel, puisqu’au Québec on a une tradition d’importation plutôt que de production et nous continuons à glorifier le commerce plutôt que la production manufacturière.
    À l’exception de Volvo ou, mon chef m’annonçait que la compagnie était prêt à me payer le double si je restait, le commentaire du président de Mepal/Rosti et plus tard de Danesco était les mêmes : C’est dommage parce que j’espérais que tu accepterais de me succéder…
    Je ne crois pas que ces réactions était le résultat du travail que j’avais accompli, mais de la conviction que la communauté à laquelle j’appartenais n’étais pas limité à la compagnie et à ces intérêts à court terme (qu’il ne faut pas négliger) mais à la démonstration quotidienne d’une appartenance à une cercle plus grand qui inclus au moins le marché de l’entreprise et son marché potentiel et qui nous fais voir plus loin et plus large. Est-ce que c’est quantifiable? Je ne sais pas, mais ce n’est pas très important. La comptabilité a ses limites. Si je détruit l’environnement avec la coupe à blanc, il se peut que je puisse quantifier les bénéfices. Je peux les quantifier parce que nous n’avons pas encore de mesure aussi fiables pour le coût de cette destruction. En entreprise aussi, la comptabilité a ses limites…
    Ceci est déjà une trop longue histoire, mais j’ai écris plus sur l’influence de ses appartenances sur le design sous le titre : Design versus communauté sur ce même blogue

  7. Eric Beauchemin

    ///// Stéréotype
    Le pauvre designer en entreprise évolue dans un milieu hostile ou cubicules beiges et photocopieuses (noir et blanc) définissent son paysage quotidien. Son poste est souvent inséré entre les employés qui entrent des données dans des tableaux Excel et ceux qui entrent des données dans des tableaux SAP. On vient parfois le voir pour lui dire:
    « Ohh… tu fais des beaux ti dessins. »
    Sourire en coin, inutile de tenter une explication… Pas cette fois en tout cas. Son milieu de travail est tout à l’opposé de ce qu’il devrait être pour le stimuler. Il demande des livres, des revues, des prototypes, des imprimantes couleurs, de la pâte à modeler, des crayons de couleurs. Non mais quel irresponsable, ne peut-il pas simplement trouver des idées dans sa tête. Pourquoi a-t-il besoin de tout ça ? On apprécie cependant le résultat du travail, sans vraiment comprendre pourquoi il passe parfois dix minutes à simplement réfléchir, sans rien faire. Peu d’employés ont le loisir de réfléchir pendant les heures de travail. C’est une tâche que l’on fait le soir, après le travail. La productivité doit pouvoir se mesurer. Combien e-mails répondus ? Combien de sketches en une heure ? Combien de projets complétés cette année ? Combien coûte cet hurluberlu qui passe son temps à gribouiller avec des crayons à 10$ et pourquoi devrait-on payer 3000$ pour son ordinateur!! « Oh, regarde, j’ai entendu parler d’un logiciel complètement gratuit pour faire de la modélisation 3D, c’est bien ce que tu fais non? Peut-être pourrait-on se débarrasser de Solidworks ?  » …

    Le designer, convaincu de l’importance la plus primordiale de son poste dans l’entreprise, est pourtant confronté à une toute autre réalité. On attend de lui bien peu de chose. Quelques idées, des dessins 3D, des rendus et présentations. Mais le designer est un rêveur, il veut plus, il veut du changement, il ne veut pas qu’on lui demande la même chose qu’hier en mieux. Il a horreur qu’on lui mette un produit sur son bureau, en lui disant:  » Voici le truc de M.Chose, il nous en faut un nous aussi, les acheteurs de WellMard vont nous le demander au prochain show. Fait la même chose, mais moins cher. Il faut être à 89.99 $  » Aucune mention sur les performances, l’ergonomie, l’esthétique, l’usage. Tous ça est évident, on ne questionne pas ces choses là, on veut un gugus à 89.99$ et si M.Chose le fait, ça doit être bon et il doit bien y avoir un marché pour ça. Ha oui, et qu’on s’arrange aussi pour qu’il soit recyclable ou à tout le moins non-toxique. C’est la mode en ce moment !

    /////// La réalité //////
    Dans les faits le designer en entreprise est appelé à intervenir à tout les niveaux du processus de développement de produit. Je crois qu’à l’interne on a plus d’opportunités pour donner son avis (souvent non sollicité ! ) sur différents aspects de la compagnie et de ses produits. On suit le produit de l’idée originale jusqu’à la mise en marché. On est donc en très bonne position pour comprendre les enjeux auxquels les entreprises font face au quotidien et ce, à tout les niveaux. Et même si on aimerait croire que le design est au centre de leur préoccupation. On se rend rapidement compte qu’il est de notre devoir de rappeler régulièrement l’importance de notre rôle. La priorité est la rentabilité et l’expansion. Le design fait souvent parti de l’équation, mais il en est aussi souvent écarté.

    Peut être que les compétences du designer ne sont pas totalement mises à contribution en entreprise. Le sont-elles dans les bureaux de consultation. Je ne sais pas mais, une chose est certaine, dans le bureau de consultant, personne ne se demande ce que font les designers et je suppose que le le processus créatif est mieux maîtrisé. Les idées nouvelles circulent certainement plus facilement et ne sont peut-être pas soumises à autant de critiques.

    Quoi faire pour intéresser les designers en entreprise à leur association et aux débats qui touchent leur profession ? Peut être qu’une partie de la solution serait de leur fournir une aide à la promotion du design dans leur milieu de travail. Par exemple, par la publication de documents expliquant les possibilités et avantages qu’offre le design industriel (oui ! avec des chiffres).

    Nous ne sommes pas tous de bons missionnaires (pour reprendre l’expression de Mme Saucier) mais avec un peu d’aide et en s’appuyant sur une communauté forte, je crois que chacun des designers dans les entreprises québécoises pourraient travailler à augmenter collectivement le prestige de la profession.

    • Bonjour Monsieur Beauchemin,

      André Desrosiers, du Laboratoire de design et proximité de l’UQAM est à la
      recherche de toutes les personnes ayant été diplômées en design au Québec
      en 1979, 1989, 1999, 2004 ou 2009 afin de produire une étude.

      Nos recherches nous indiquent que vous auriez gradué dans le programme de technique de design industriel en 1999 au Cégep du Vieux-Montréal.
      Nous essayons de reconstituer les listes des cohortes de finissants
      afin de vous envoyer un petit questionnaire (qui prend 5 minutes a remplir) par courriel.

      Nous voudrions savoir s’il vous était possible de nous donner les noms et adresses courriel
      des autres membres de votre cohorte avec qui vous avez gardé contact.

      merci beaucoup du temps passé à nous répondre,

      Sincèrement,

      Vincent Lalonde-Dupuy
      Assistant de recherche
      Laboratoire de design
      et proximité de l’UQAM

      vincentlalondedupuy@hotmail.com

  8. Les designers en entreprise (comme moi) sont dans une dynamique employeur-employé qui les place dans un relatif confort sur le plan de la rénumération alors que le designer externe (comme moi avant) s’inscrit d’avantage dans une dynamique de « vente » faisant appel à son côté entrepreneur. Ils doivent se vendre et la boîte pour laquelle ils travaillent s’emploie également à vendre ses services de design industriel. C’est une question de survie de l’entreprise. Tout tourne autour du service de design industriel comme tel. Il semble que le designer externe soit davantage préoccupé par la valeur du design puisque son univers professionnel gravite autour de la profession. Le quotidien du designer externe a toujours comme dénominateur le design alors que le quotidien du designer en entreprise est multi-facettes et évolue sur différents « terrains ». On en arrive à relativiser le rôle du design lorsqu’on est en entreprise. C’est comme si les designers externes placaient le design au centre de la réussite alors que les designers en entreprise arrivaient à convevoir le design comme un des éléments de la réussite. Je suis à même de constater que ce côté narcissique de la profession du design industriel a des effets négatifs sur la perception de la profession par ceux qui nous regarge.

  9. Thank you regarding the awsome article. I’m going to keep an observation about your blog, i allready added it to personal list 🙂

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